Interview confinée de missgreen-grenouille #4

A la rencontre de missgreen-grenouille

Dans la série « Interviews confinées » après OAKOAK, Wabi Sabi et PRWND voici l’entrevue de missgreen_grenouille, elle travaille toute seule, mais collabore parfois avec d’autres artistes comme, m0squita, C+S d’ailleurs, l’oeuvre de ce duo sera la nouvelle couverture de la mise à jour du guide du street art à Paris 😉 Je vous laisse découvrir son univers à travers ces photos et ses réponses…

1/ Qui es-tu ? 

Une grande timide qui se soigne par ses collages ! Mais avant tout, une parisienne de naissance qui rêve d’une grange à la campagne ou d’un atelier « Bricolette » pour laisser place à ses envies inventives. Une urbaine qui a besoin de nature mais qui ne peut se passer de street art !

2/ Depuis quand tu interviens dans la rue et pourquoi ? 

Depuis presque trois ans, mais j’ai toujours le sentiment que c’est une activité très récente pour moi parce qu’elle reste très ponctuelle et surtout un loisir !

3/ Quel a été l’élément déclencheur pour faire du street art ? 

Pendant de nombreuses années, j’ai vécu dans le XXème arrondissement à deux pas de l’ancien dépôt de bus rue de Lagny longtemps support « d’expressions libres ». Il sera mon premier réel contact avec l’univers du street art. C’est d’abord à travers mon appareil photo que je fige les GRAFF de ces murs qui changent quotidiennement mon paysage.

Au fil des ans, c’est avec un œil de plus en plus affuté, que j’observe partout ces traces éphémères qui font du street art des rencontres surprenantes et distrayantes dans les rues et qui mettent en avant des techniques diverses et variées.

De l’observation à l’action il n’y a eu qu’un pas pour se lancer et s’essayer. J’ai eu la sensation, qu’il était possible de créer sans pour autant avoir de grandes capacités dans le dessin, le sentiment que l’idée, la créativité et l’originalité pouvait suffire pour surprendre et mettre en avant son univers. 

4/ Quelle est ta principale source d’inspiration ? 

Au départ, j’aime mettre en scène les femmes à la fois féminines et fortes. Les années folles étant pour elles les premiers pas d’une libération. J’ai alors pensé que le pochoir noir donnait l’impression d’élégance et l’ajout d’origami la touche de folie, le clin d’œil, la surprise…

Ensuite, galvanisée par le côté interdit et anonyme de mes premiers collages, les univers ont changé au gré des idées et envies. La nature revient souvent, comme si dans le paysage urbain, celle-ci reprenait ses droits, sa place !

5/ Ton plus beau souvenir dans la rue ?

Sans aucune hésitation, une nuit de collage à Lyon pour un double combo avec m0squita.

Fraîchement débarquée dans cette ville que je ne connais pas, nous voilà parties à 1h du matin, trouver deux emplacements pour nos compositions. La belle équipe s’est tout de suite bien entendue, m0squita voulant coller « ma » Louise Brooks avec ses deux pistolets sous une caméra de surveillance, et moi me laissant  porter pour découvrir la ville. Après de multiples tentatives, Louise Brooks trouvera finalement sa place devant une boite de stripteaseuses accompagnée de la phrase de m0squita « t’as pas l’air de vouloir comprendre mais c’que tu penses j’m’en branle »

Et « ma »  Joséphine Baker dansant et citant ma partenaire « j’aimerais être l’exception celle qui te fera perdre la raison » sera collée devant l’hôtel dieu  (ancien hôpital psychiatrique).

Fières de nos associations collab/localisation, telles deux gamines à leur première sortie nocturne nous avons continué à déambuler jusqu’au bout de la nuit avec l’impression que la ville nous appartenait.

6/ Quel est ton/tes street artiste(s) préféré(s) ?

Ça dépend énormément de l’humeur, en ce moment je me régale avec le monde féerique de MARQUISE.STREETART. Après, mes chouchous, mes classiques  FINDAC / ERIC LACAN / LEVALET / RNST plein d’émotions dans des styles pourtant si différents !

7/ Pour mieux te connaître, deux choses que tu adores et deux que tu détestes  ?

Que j’adore, facile le street art et les randonnées.

Que je déteste, plus difficile…

  • la violence, non les violences ! Elles me tétanisent et me rendent vulnérable
  • Et les choux Bruxelles !!!

8/ Un prochain rendez-vous post-Covid à nous communiquer ?

La sortie du guide du street art Paris où mon combo avec C+S sera la couverture !

Merci à missgreen pour la restitution de cette entrevue ❤ ce fût un plaisir d’échanger avec toi.

Pour ne rien rater de son travail, vous pouvez suivre missgreen_grenouille sur Instagram

Commencez bien cette semaine #5 de confinement et #RestezChezVous ! en vous gavant de chocolats 😉 (pas trop non plus)

Rendez-vous jeudi sur le blog, pour découvrir l’interview de C+S

© missgreen_grenouille et Wonder Brunette

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