Un oeil ouvert sur Jonas

Lors d’une escapade Bordelaise, j’avais eu la surprise de découvrir une porte.

Jonas 2012

Evidemment, celle-ci a suscité ma curiosité.

En fouinant sur le web, je découvre “Jonas la classe”

Nous avons eu (enfin) le plaisir de nous rencontrer (il y a déjà quelques temps) et il a eu la sympathie de répondre à mes questions (même s’il n’aime pas trop ça)

Qui es-tu ?

Jonas, j’ai 31 ans et je fais du 41 et demi. Sinon, j’ai la chance de passer une grosse partie de mon temps dans la rue à dessiner, rencontrer des gens et prendre des photos.

Depuis quand tu interviens dans la rue et pourquoi ?

A la fin des années 1990 le graffitis et le skate me font passer beaucoup de temps dans la rue. Tout en continuant à explorer l’espace urbain, j’ai progressivement glissé vers quelque chose de plus conceptuel avec un propos, tenter de communiquer avec le public.

En 2003 par exemple j’avais découvert des photos de ma ville détruites durant la seconde guerre mondiale. La nuit où les bombardements Américains ont commencé en Irak, j’ai collé les images des rues en ruine datant de juin 1940 aux endroits même où les clichés avaient été réalisés 60 ans plus tôt. L’idée était simple, mettre plusieurs réalités en perspective et faire ressentir aux gens, ce qu’éprouvaient les Irakiens.

Aujourd’hui, après 10 ans d’expérimentations tout azimut, mon travail se précise autour du pouvoir de l’imaginaire en action et de la frontière entre l’intime et le public.

Quel a été l’élément déclencheur pour faire du street-art ?

Je n’ai pas eu forcément de déclic net, l’espace public à toujours été pour moi un grand terrain de jeu mais ce qui me fait rester c’est le regard et les réactions des chalands, même si elles ne sont pas toujours positives.

Quelle est ta principale source d’inspiration ?

Mon inconscient, mes proches, les rencontres que je peux faire, internet, les livres, la rue… Je mange à tout les râteliers, enfin j’essaie.

Ton plus beau souvenir dans la rue ?

A Bucarest en septembre dernier je suis dans une ruelle derrière un chantier. Après avoir accompli mon forfait, un homme sort de nul part en me disant qu’il a filmé la scène et m’explique que je suis fini.

Cinq minutes plus tard, il se prête au jeu du portait et me propose même de me faire découvrir la demeure abandonnée de l’autre côté du chantier.

Quel est ton/tes street artiste(s) préféré(s) ?

Je n’ai pas forcément de préférence, le street art part dans tous les sens et c’est tant mieux. Je citerais quand même JR, ses portraits en noir et blanc grands formats et sa démarche participative.

Je m’intéresse aussi beaucoup à des photographes plus « classiques » : Depardon, Doisneau, D’Agata …

Pour mieux te connaître, 2 choses que tu adores et 2 que tu détestes :

J’aime les pique-niques, les nuits blanches et les siestes, oui ça fait trois.

Je n’aime pas … le Ricard et l’informatique.

Un prochain RDV à nous communiquer ?

Direction Lisbonne dimanche prochain pour la suite de mon porte à porte Européen… (Si tu as besoin d’une assistante Jonas, n’hésite pas)

© Jonas 

Un grand merci Jonas pour le temps que tu m’avais accordé lors de cette rencontre. Bon voyage…

Et bonne soirée à tous !

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