Interview confinée de Dark #10

A la rencontre de Dark

Joachim Romain terminait cette 7e semaine de confinement dans la série de mes interviews. Pour bien commencer cette nouvelle semaine, je vous propose de (re)découvrir l’univers de Dark. Personnellement, je suis restée très nostalgique devant son Snoopy lorsque je l’ai croisé pour la première fois dans notre chère capitale ❤

© Dark

1/ Qui es-tu ? 

Je suis Dark, aussi connu sous Dark Snooopy ou Snoop’. Je suis artiste peintre, et street artiste, 23 ans, travaillant autour de la calligraphie abstraite.

2/ Depuis quand tu interviens dans la rue et pourquoi ? 

J’ai commencé par le graffiti en 2016, la plupart du temps dans des lieux un peu perdus (urbex, la petite ceinture… ). En 2017, j’ai commencé à poser dans les rues de Paris un travail qui s’apparentait plus à du street art, laissant un peu de côté le graffiti. Ce qui m’a motivé, l’amour de peindre des grands formats, dimensions que je ne pouvais pas exploiter en atelier. Avec le temps, je me suis rendu compte que la ville offrait un support parfait pour travailler. Les murs sont gris et tristes, la couleur manque et j’avais envie d’apporter des touches colorées un peu partout. Et au final, la rue inclut cette possibilité d’interagir, directement ou indirectement, avec les gens, chose que je trouve très intéressante.

3/ Quel a été l’élément déclencheur pour faire du street art ? 

Je pense que ça a été l’école de Direction Artistique dans laquelle j’ai passé ma licence. Durant cette période, j’ai découvert la calligraphie, qui est aujourd’hui l’élément majeur qui représente mon travail. De là, j’ai eu cette prise de conscience : « Pourquoi ne pas mélanger le graffiti et calligraphie ? ». Le reste est venu assez naturellement.

4/ Quelle est ta principale source d’inspiration ? 

Ma principale source d’inspiration a surement été le mouvement Calligraffiti, créé par Neil ‘Shoe’ Meulman en 2007. Un mouvement qui a poussé les limites de la calligraphie classique au rang d’art à part entière. Il regroupe aujourd’hui des centaines d’artistes à travers le monde (comme Cryptik, Astro, Tarek Benaoum… ).

Même si mon travail s’en éloigne parfois, je veux conserver la calligraphie comme base, mais je veux aussi l’emmener plus loin. 

Par exemple, je travaille sur différentes séries gardant cette base, même si le résultat en est assez éloigné. Je l’ai exploité avec « Transform Me », j’utilise des lettres d’un alphabet infini que j’ai créé, et que je continue à développer en les transformant avec des personnages de la Pop Culture. Ou encore « Naturae », où je pars de formes de calligraphie pour créer des univers abstraits très organiques (Plantes, Fleurs…).

5/ Ton plus beau souvenir dans la rue ?

C’est dur de définir un souvenir en particulier, chaque moment apporte quelque chose de différent et c’est ce qui me plait.    

6/ Quel est ton/tes street artiste(s) préféré(s) ?

J’en ai plein. Je passe beaucoup de temps à découvrir ce qui ce fait dans ce milieu. Voici une liste non exhaustive :

  • Maye, pour son sens inouï du détail et ses oeuvres toujours plus impressionnantes. 
  • Hopare, pour son travail tout en finesse et en légèreté, ainsi que sa technique à couper le souffle.
  • Seth, pour la poésie de son univers lié à l’enfance.
  • Phlegm, pour son univers très sombre mais porté par une vraie réflexion.

7/ Pour mieux te connaître, deux choses que tu adores et deux que tu détestes  ?

Tout d’abord, la lune. C’est une vrai source d’inspiration pour moi et ça m’évoque quelque chose de très poétique. C’est d’ailleurs pour ça que deux des personnages que j’ai créé s’appellent Moon et Luna. Je dis aussi souvent que mon plus grand rêve en tant qu’artiste serait de pouvoir peindre sur la lune. 

J’aime également, les collaborations avec d’autres artistes. Ça implique une manière différente de travailler et pousse en général dans des recoins que je n’aurais pas exploré seul. En quatre ans, j’ai eu la chance de pouvoir le faire à plusieurs reprises ( avec Toctoc, Jaëraymie, Ninin, Codex Urbanus, Ardif, Matt_tieu, et bien d’autres ). C’est toujours un plaisir pour moi.

En revanche, c’est assez dur pour moi de définir des choses que je déteste. Je pense que tout à un sens et qu’il faut plutôt chercher à comprendre celui-ci plutôt que de rentrer dans un postulat négatif et fermé. 

8/ Un prochain rendez-vous post-Covid à nous communiquer ?

Si vous n’avez pas pu voir notre duo show «  Family Affair » avec le grand frère Codex Urbanus, une partie de l’expo sera toujours visible dès la fin du confinement à la Young Artists Montmartre (7 Rue du Mont-Cenis Paris 18).

Merci à Dark pour cette entrevue et ses explications sur son travail, qui pour ma part, me permettent de mieux comprendre son univers et son rapport à la calligraphie. Vivement le déconfinement pour nous laisser surprendre au coin d’une rue par de nouveaux personnages.

Nouveau rendez-vous à la fin de la semaine, découvrez cette fois-ci l’univers de l’artiste Montpelliérain Al Sticking

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